Confidentialité & éthique

Ce qui guide ce travail, ce qui reste entre nous, et les limites — étroites — de la confidentialité.

La place de l’éthique dans ce travail

De nombreuses méthodes guident la pratique clinique. Parmi elles, aucune n’est restée aussi proche de la rigueur scientifique que Freud a le premier apportée à la psychanalyse que l’approche développée par le psychanalyste français Jacques Lacan. C’est cette orientation lacanienne qui guide mon travail avec l’anxiété, la dépression, les difficultés relationnelles et les addictions — et en son sein, les questions d’éthique ne sont pas un ajout au travail clinique, mais font partie de sa trame même.

Si la culpabilité naît du conflit entre nos désirs les plus profonds et les exigences d’une morale commune, « civilisée », la tâche de l’analyste ne peut consister à résoudre ce conflit en proposant un idéal meilleur. La psychanalyse se méfie des idéaux en général — y compris ceux de « bonheur » ou de « santé ». Son but est plutôt d’aider chacun à trouver son propre rapport à ce qu’il veut, et à ce qu’il fait. Comme le disait Freud : l’analyste respecte l’individualité du patient, ne cherche pas à le remodeler selon ses propres idées, et se garde volontiers de donner des conseils, préférant éveiller la capacité d’initiative du patient lui-même.

La confidentialité dans la pratique

La confidentialité est souvent l’une des premières choses dont les gens veulent s’assurer avant de pouvoir parler librement, et à juste titre. Ma pratique suit le cadre éthique de bonnes pratiques en conseil et psychothérapie (Ethical Framework for Good Practice in Counselling & Psychotherapy) établi par la BACP (British Association for Counselling & Psychotherapy). Concrètement, cela signifie :

  • Votre consentement passe avant tout.

    Rien de ce qui se dit dans notre travail n’est partagé avec quiconque sans votre connaissance et votre accord, et si un véritable conflit d’intérêt venait à se présenter, je vous en informerais dès que j’en aurais connaissance.

  • La vie privée est activement protégée, pas simplement supposée.

    Ce que vous apportez en séance est traité par défaut comme sensible. Tout besoin de partager une information part de votre autonomie et de votre confiance, et non l’inverse.

  • Il existe des limites, et elles sont étroites.

    La confidentialité n’est pas absolue — aucune confidentialité thérapeutique ne l’est, nulle part. Dans de rares situations impliquant un risque sérieux et immédiat pour votre sécurité ou celle d’autrui, ou lorsque j’y suis légalement tenu, il se peut que je doive rompre la confidentialité. Chaque fois que possible, j’essaierai toujours d’en discuter avec vous au préalable. C’est une limite légale et éthique que je prends au sérieux, non une échappatoire — elle existe pour protéger les personnes, non pour justifier une divulgation légère.

  • Les dossiers sont conservés avec soin.

    Lorsque des notes sont nécessaires, elles sont conservées en sécurité et seulement aussi longtemps que professionnellement approprié, conformément au droit de la protection des données (RGPD britannique).

  • Ma propre pratique est supervisée.

    Comme tout praticien travaillant dans cette orientation, je discute régulièrement de mon travail clinique en supervision avec un analyste de l’École. Il s’agit d’une exigence standard de la pratique éthique, non d’une exception à la confidentialité : ce qui est discuté en supervision est anonymisé, et son but est de maintenir le travail lui-même honnête et bien fondé — pour votre bénéfice, non en dépit de lui.

Si vous me contactez par ce site

Les demandes envoyées via le formulaire de contact me sont transmises par Web3Forms, un service tiers basé aux États-Unis ; le contenu des messages n’est pas conservé par ce service au-delà d’une courte période de traitement. Je vous encourage à garder vos premières demandes brèves — un premier échange est le lieu approprié pour tout détail supplémentaire.

Si quoi que ce soit ici soulève une question, je serai heureux d’en discuter avec vous avant que nous commencions à travailler ensemble.

Dans la relation de sujet à sujet que la cure préserve, la psychanalyse peut accompagner le patient jusqu’à « la limite extatique du Tu es cela », ce moment où lui est révélé quelque chose de son destin le plus intime — sans qu’il soit pour autant au pouvoir du praticien de l’y conduire, au point où commence le véritable chemin.

— Jacques Lacan, « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je », Écrits, Seuil, 1966, p. 97

Stéphane Preteux — Master en psychothérapie, MBACP (Accrédité)
Coppergate House, Londres E1 7NF · Zoom
stephane@lacaniananalyst.co.uk · 07921 860498
Inscription professionnelle
British Association for Counselling & Psychotherapy (BACP)
Praticien agréé Bupa